SI

Si

si l’aube à mon ennui corne et repousse la nuit sûre
où de blanches veilles ont bercé ton oubli

si dans la sueur se complaît mon action
sans égard à qui la traîne et l’enchaîne à son pas curieux
d’un vertige au-delà du ciel

si le temps mêle en l’esquisse du cœur
ton visage à sa brume alentour

si la soif
acquitte ma timidité d’une faveur absente
où s’extasiait ton corps d’avoine

le diras-tu
où est-il déjà trop tard

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